La mémoire (histoire vraie)
Un jour je vous comprendrai, vous les suicidés.
Sur
le quai du R.E.R., un vendredi soir,
Le jour était derrière, et la nuit était
noire,
Les gens sur le quai, allaient connaître une histoire,
Celle d’être choqués, par un petit
enfant noir
On
attendait le train, avec grand espoir,
Il arriva enfin, comme une grosse boule noire,
La tête sur le côté, en jetant un regard,
Une surprise appropriée, à garder en mémoire,
Le
petit s’est jeté, devant cette énorme
boule noire,
Les têtes changeaient de côté, en pensant
«désespoir»
Le sang a giclé, et c’était un cauchemar,
Le petit était coincé, sous les roues dans
le noir
Des
femmes ont pleuré, car elles ne pouvaient y croire,
La chance a tourné, et a viré au noir,
Le petit trop marqué, voulait nous décevoir,
Un geste accidenté, qu’on a pu percevoir
Ma
journée était à chier, et voici le
caviar,
Comme à cause d’un cendrier, qui brûle
1 hectare,
Le goût fermenté, d’un coup de poignard,
Je voyais qu’il vivait, j’voulais le sauver,
trop tard!
La
police est arrivée, disant « faites un écart»
Je les ai insultés, avec des mots au hasard,
Ils étaient contrariés, et ont frappé
au radar,
Ma tête a morflé, et j’avais le cafard,
Il
avait déposé, une lettre sur le trottoir,
Veuillez m’excuser, mais j’ai une vie de bâtard,
Mon pote l’a copié, mais dans une autre gare,
Maintenant tout est imagé, braqué dans ma
mémoire.
FIN
Rahman, l'homme-soleil
Le
marqueur a une odeur,
Une odeur appréciée par le tagueur,
Le tagueur c’est comme un sculpteur,
Après l’œuvre terminée, en lui
jaillit le bonheur,
La ville à retourner, il doit être travailleur,
Comme l’agriculteur, les fruits seront reproducteurs,
Reproduire sur un mur des éléments perturbateurs,
Perturber les femmes et conducteurs,
Conduire quand il n’est pas l’heure, et voir
l’œuvre d’un marqueur,
Le marqueur marque, traumatisant les dessinateurs
«
Le talent »c’est apprécier sans copier,
Copie les autres et tout le monde le sait,
« Le savoir », ça se trouve et faut
le travailler,
« Travailler », tout d’abord au crayon
à papier,
Le marqueur tache et laisse le mur taché,
Comme un steak haché tu peux toujours frotter,
Tu frottes, tu frottes puis t’es découragé,
Mais t’as eu le courage de venir essayer,
Essaie d’autres produits on sait jamais,
On sait jamais la volonté peut gagner
Gagner
le regard des gens attirés,
T’es attiré car l’article t’a
marqué,
Marquer son nom avec différents styles variés,
Varier les couleurs et savoir les adapter,
S’adapter à la situation et au mur destiné,
Se destiner à divertir les yeux assoiffés
de curiosité,
Curieusement attiré par une fresque créée,
Créer sans cesse, sans jamais se limiter,
Les limites, celui-ci ne sait les contrôler,
Enfin le marqueur est un objet perturbé,
Et
si un jour la terre était en destruction,
Peut-être que ce serait les seules traces de notre
civilisation,
Alors cette autre génération d’humains,
Aurait des archives sous la main
Fin
Rahman, l'homme-soleil